Les origines

2019

Un mystérieux virus fait son apparition sur Terre et plus précisément à Wuhan, en Chine. Très vite, les différents flux touristiques et commerciaux le propagent plongeant le monde dans une épidémie incontrôlable !

17 MARS 2020

France :  le président Emmanuel Macron annonce un confinement obligatoire qui ne se terminera que 2 mois plus tard, le 11 mai 2020. Tout le pays reste confiné, apeuré… Le virus continue de se propager !

Canada : plusieurs mesures similaires sont mises en place pour limiter la propagation. Les écoles ferment ainsi que les bars et tous les commerces jugés non essentiels et ce, pour une durée indéterminée. 

Et pendant ce temps-là, à Montréal, perdue entre différents appartements, il y a moi, Amina, en train de connaître la plus grande crise existentielle jamais parue jusqu’ici. Début du confinement : l’appartement au-dessus de chez moi brûle créant alors une énorme inondation qui me contraint de déménager. J’installe donc mes affaires chez qui veut de moi, et je me confine. Puis là je réfléchis. Qu’est-ce que je vais faire maintenant ? Rien. Le néant. Aucune motivation. Je n’arrive plus à rien, alors je m’enferme dans une énorme boule de flemme. Je ne fais plus de sport et j’en suis presque à arrêter de me nourrir juste parce que je n’en ai pas le courage.  

CONSÉQUENCES COVID-19 SUR LES HORMONES

C’est alors que mon corps et ma tête réagissent. Changements d’humeur, règles interminables, douleurs de tête qui débarquent de nulle part, fatigue constante… Et là j’ai eu une révélation : mon corps subit un dérèglement hormonal cinq étoiles, c’est-à-dire avec toutes les options possibles. 

En effet, à ce moment-là j’étais sous implant hormonal et si jusqu’ici je n’avais rien (ou presque) à lui reprocher, cette fois-ci il m’en faisait voir de toutes les couleurs. Il s’est alors avéré qu’en cette période de confinement mon corps lui, ne le supportait et ne le gérait plus du tout. Et c’est là, que j’ai commencé mes recherches. 

D’abord, la solution qui m’est de suite apparue comme la seule et unique solution possible et logique c’était de changer de contraception. L’implant ne me convenant plus du tout, je me suis alors dit que parmi toutes les contraceptions développées pour nous les femmes, il devait bien y en avoir une qui finirait par me convaincre. Je les ai donc toutes analysées, dans le détail. J’ai noté tous les points positifs, tous les points négatifs. J’ai recherché le plus d’avis possible sur les forums, les sites internet et quand je le pouvais, j’ai demandé l’avis direct de femmes qui avaient pu en essayer certaines. Mais rien. Aucune contraception ne me convenait. Même en essayant de me persuader, en cherchant plus de « pour » que de « contre », je n’y arrivais pas : je n’ai trouvé aucune contraception hormonale féminine, pas même le stérilet en cuivre, que j’avais envie de continuer à m’infliger. J’ai alors pris ma décision : après avoir été sous contraception hormonale (pilule puis implant) pendant 8 ans, il était temps pour moi d’arrêter. 

Ma décision n’a pas été facile à prendre. Si à l’origine il me paraissait logique que ce choix n’appartenait qu’à moi, j’ai très vite compris à travers la réaction de mes proches que visiblement, ça n’allait pas être aussi simple. Mais peu importe, je ne supportais plus d’être sous contraception, je n’acceptais plus ces règles incontrôlables, cette humeur totalement instable et ces douleurs de tête ou de ventre qui se pointaient sans raison.

Mais il ne s’agissait pas seulement d’arrêter ma contraception : tout était à refaire.  C’est alors que j’ai agrandi mes recherches plus seulement sur les différentes contraceptions mais également sur comment l’arrêter et adapter son mode de vie en fonction. Car oui, lorsque l’on est sujette par exemple à des douleurs de règles extrêmes, diminuer ces douleurs (sans passer par des médicaments) nécessite un grand travail d’adaptation. Et donc voilà où j’en suis aujourd’hui. Des mois plus tard mon implant est enlevé, mes habitudes ont changé et me voilà à tout partager sur ce blog ! 

MON MESSAGE

En partageant mon expérience, je ne veux pas passer un mauvais message. Mon objectif n’est pas de bannir la contraception hormonale ou d’inciter les femmes à l’arrêter. À travers ma démarche je veux simplement sensibiliser sur le fait que la pilule, l’implant, le stérilet et toutes ces autres possibilités de contraception développées pour et uniquement pour les femmes, ne sont pas une obligation ni une évidence. Lorsque j’ai parlé de ma volonté d’arrêter la contraception, certains m’ont répondu : « Qui a bien pu te mettre ça en tête ? Les femmes ont toujours pris la contraception, c’est leur rôle et aucune d’elles n’a jamais remis ça en question. » Mais justement, non ! Ce n’est pas notre « rôle » ou du moins, notre responsabilité à nous seules. Ce que je veux faire comprendre aux gens c’est que la contraception on nous l’impose beaucoup trop souvent comme une évidence, parfois même alors qu’on vient à peine de rentrer dans la préadolescence ! Et aujourd’hui, beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’autres alternatives et que toute ta vie se résumera à la prendre sans jamais la remettre en question. Mais sache que prendre une contraception fait partie de tes libertés. Tu es libre de la prendre autant que tu es libre de ne pas la prendre. Ce choix n’appartient qu’à toi. Alors à toi de décider maintenant la manière dont tu souhaites te protéger, la manière dont tu veux vivre ta vie et surtout la manière dont tu veux disposer de ton corps ! 😉 

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