ta contraception

les contraceptions féminines

 

lecture : 15 / 20mins

Parlons peu, parlons bien, parlons des différentes contraceptions féminines existantes. On connaît les classiques : la pilule, le stérilet ou encore l’implant. Mais il en existe un paquet d’autres : des hormonales, des définitives, des naturelles mais également des contraceptions pour les hommes (oui oui), que nous verrons dans une prochaine partie. Ensemble, nous étudierons chacune d’entre elles à travers des explications et des témoignages qui nous permettront ainsi de mieux les aborder et de mieux les comprendre. Bien évidemment, il est important de préciser que chaque femme est unique et qu’il n’existe pas (encore) de contraception universellement acceptée par toutes !

 

Les hormonales

LA PILULE 

Il existe deux sortes de pilules : les pilules combinées et les pilules progestatives. Les pilules combinées (ou pilules œstrogènes) contiennent deux types d’hormones : un œstrogène dont le rôle est de bloquer l’ovulation, et un progestatif qui vient bloquer le passage aux spermatozoïdes (en gros quoi). Les pilules fonctionnent sous forme de comprimés à prendre tous les jours à la même heure (c’est mieux). Pour les pilules combinées les plaquettes ne contiennent que 21 pilules et une fois la plaquette terminée, on fait une pause d’1 semaine qui déclenche alors les règles. Ensuite c’est reparti pour une plaquette de 21 pilules, et un nouvel arrêt de 1 semaine etc… Bref, vous avez compris le principe. En ce qui concerne les pilules progestatives, ces dernières se prennent en continu avec des plaquettes de 28 pilules (28 jours étant la moyenne d’un cycle menstruel). En ce qui concerne les règles, ces dernières peuvent être beaucoup moins régulières voire même inexistantes.

Enfin pour son taux d’efficacité, celui-ci est estimé à 99,7% pour une utilisation parfaite et à 92% pour une utilisation typique.

« Plus jeune je pense que je devais considérer la pilule comme obligatoire, une étape pour rentrer dans la vie d’adulte. En ce qui concerne mes douleurs de règles, je ne sais pas vraiment si la pilule a eu un réel impact sur ces dernières parce que je ne me souviens pas du niveau de mes douleurs quand je ne prenais pas la pilule. Son gros point positif c’est qu’elle me permet d’être moins stressée lors d’un rapport. Mais point négatif c’est que j’ai très peur de l’arrêter car je ne connais pas les réels effets qu’elle a sur mon corps. Je me suis parfois posé des questions sur certaines douleurs inexpliquées, sur mon humeur ou ma libido, mais pas moyen de m’assurer que tout serait différent sans pilule. L’autre point négatif c’est que je l’oublie très souvent et n’ai pas réellement d’horaire fixe pour la prendre. Alors là aussi, est-ce mauvais pour mon corps et a-t-elle donc une réelle utilité ? Aujourd’hui je réfléchis à l’arrêter et à prendre une nouvelle contraception… Mais je songe à me tourner vers le stérilet en cuivre pour en finir avec les hormones. » – @elspc_

NB : il existe également une contraception d’urgence, la pilule du lendemain. Elle se prend le plus tôt possible après un rapport non protégé. Peu importe le moyen de contraception que l’on utilise, celle-ci est disponible en tout temps. Avoir recours à cette pilule peut arriver dans de nombreuses situations :

  • oubli de changer le patch après plus de 24h
  • oubli de poser un nouvel anneau
  • préservatif qui se déchire
  • oubli de mettre un préservatif etc…

Le rôle de la pilule du lendemain est alors de venir bloquer l’ovulation et ainsi d’empêcher le déclenchement d’une grossesse. Cette pilule n’est alors pas une pilule abortive c’est-à-dire que si l’ovulation a eu lieu avant le rapport sexuel et qu’il y a eu ovulation, alors la pilule du lendemain n’empêchera pas une grossesse. En ce qui concerne sa fiabilité, son taux d’efficacité lui, s’élève à 85%. Plus on la prend tôt et plus elle est efficace. Dernière chose, il est aussi important de souligner que la pilule du lendemain n’est pas sans danger pour la santé. Il s’agit d’une importante dose d’hormone infligée au corps d’un seul coup. Elle ne doit donc pas être considérée comme un moyen de contraception à long terme : elle n’est là que pour prévenir les éventuels accidents.

L’IMPLANT

L’implant est une méthode de contraception sous la forme d’un petit bâtonnet de 4cm de long et 2mm de diamètre qui s’installe sous la peau du bras sous anesthésie locale. L’implant ne contient pas d’œstrogène mais seulement un progestatif. Son rôle est de bloquer le passage des spermatozoïdes en épaississant la glaire cervicale, empêcher l’ovulation en supprimant le LH (hormone responsable de l’ovulation) et enfin amincir la muqueuse utérine empêchant ainsi l’éventuelle fixation d’un œuf. L’implant dure 3 ans, mais ce moyen de contraception non définitif peut également se retirer avant la fin s’il y a le moindre problème. De plus, il est également réputé comme étant le moyen de contraception hormonale le plus fiable avec un taux d’efficacité de 99,9%. En revanche, bien que ce dernier ait de nombreux avantages comme sa simplicité et sa longue durée d’action ou encore sa discrétion et son confort, il peut apporter quelques inconvénients. En effet, il modifie le cycle menstruel et en fonction des femmes, si certaines peuvent ne pas avoir leurs règles pendant les 3 années, d’autres à l’inverse peuvent avoir des règles bien plus fréquentes que d’habitude. Ainsi, il dérègle complètement le cycle menstruel pouvant rendre alors la présence des règles très incontrôlable et incertaine.

« J’ai un implant depuis que j’ai 17 ans. Au départ j’étais un peu perdue parmi toutes ces possibilités de contraceptions. J’étais sûre de ne pas vouloir prendre la pilule car je suis trop tête en l’air pour la prendre correctement. Durant ma consultation avec le gynécologue, je lui ai fait part de mes douleurs intenses pendant mes règles, ce à quoi il m’a répondu que l’implant aiderait probablement beaucoup sur ce point. Mes douleurs de menstruations ont vite disparu et mes règles sont devenues de plus en plus rares, ce qui me convient parfaitement. Je n’ai jamais remarqué d’effets secondaires, j’ai l’impression que c’était le parfait match entre mon corps et l’implant. » – @nanademoi

LE PATCH

Le patch contraceptif est l’alternative à la pilule si l’on veut simplement éviter d’avoir à prendre un comprimé chaque jour. Il se colle directement sur la peau et diffuse dans le sang les deux types hormones : œstrogène et progestatif. Ces hormones sont absorbées par la peau puis libérées dans le sang. Ce timbre de 5cm se colle tout simplement sur la peau et se change toutes les semaines. Il peut être collé n’importe où à part sur les zones sensibles comme la poitrine. Ce dernier fonctionne sur le même principe que la pilule c’est-à-dire qu’il s’agit à la fin de la troisième semaine de retirer le patch et de ne pas en remettre avant la fin de la quatrième semaine pour laisser ainsi place aux règles. Et à la fin de cette quatrième semaine, on recommence avec un nouveau patch et donc un nouveau cycle.

Attention : le patch peut provoquer des éruptions cutanées s’il est toujours placé au même endroit, il est donc important de changer à chaque fois que l’on en remet un. En revanche, il aurait pour avantage de diminuer l’abondance et les douleurs de règles ainsi que leur durée. Comme il fonctionne sur une base hebdomadaire, les risques liés à l’oubli comme pour la pilule, sont diminués. Ainsi, son efficacité s’élève à 99,7%.

« Je suis assez satisfaite du patch que j’utilise depuis un peu moins d’un an maintenant ! Avant ça je prenais la pilule mais j’avais des difficultés à me rappeler de la prendre chaque jour. Or avec le patch, l’avantage c’est qu’on a simplement à y penser une fois par semaine et donc je trouve ça vraiment super !  De plus, à moins d’être en sous-vêtements, le collant ne se voit pas du tout. Malheureusement en ce qui concerne les points négatifs, je retrouve le même que lorsque je prenais la pilule à savoir la perte de libido. C’est pour cette raison que j’envisage de changer de contraception dans l’année qui suit pour peut-être aller vers une contraception non hormonale comme le stérilet en cuivre par exemple ! » – @lauryhola

L’ANNEAU VAGINAL

L’anneau contraceptif ou anneau vaginal mesure 54mm et est un petit dispositif transparent et souple que l’on insère au fond du vagin pour une période de 3 semaines. Comme la pilule et le patch, ce dernier contient œstrogène et progestatif. Au bout de 3 semaines, on l’enlève pour une période de 1 semaine pour en reposer un nouveau à la fin de la semaine. Son taux d’efficacité est estimé entre 99,7% et 92%. Au niveau des hormones, ces derniers ont exactement le même rôle que pour la pilule : empêcher la libération d’un ovule, épaissir la glaire cervicale du col de l’utérus et ainsi bloquer le passage aux spermatozoïdes, et enfin amincir la paroi de l’utérus afin d’empêcher l’ovule de s’y fixer. En ce qui concerne la pause de l’anneau, il suffit de le pincer et de l’insérer manuellement au fond du vagin de la même manière qu’un tampon hygiénique.

« En termes de satisfaction, je mettrais un 7/10 à l’anneau vaginal. Il est super pratique car il permet une contraception sans « oubli de pilule », on l’insère une fois pour un mois entier et l’effet hormonal agit moins sur le corps (moins d’effets indésirables sur l’humeur par exemple) car l’action du contraceptif est du coup localisée et donc passerait moins dans le sang. Aujourd’hui je n’utilise plus ce contraceptif. Je ne l’ai gardé que 3 ou 4 mois car je souffre de douleurs menstruelles aiguës et l’anneau ne coupait pas ses douleurs. Du coup j’ai repris la pilule d’hormones naturelles* que j’avais avant ! » – @jeanne.vallin

*HORMONES NATURELLES

« Les femmes qui choisissent une contraception ne sont a priori pas malades et ne souhaitent pas le devenir avec leur pilule… Ce qui explique que l’on ait au fil des ans réduit les doses d’EE, estrogène de synthèse à l’origine d’éventuels effets indésirables (cardiovasculaires et thromboemboliques notamment). Dans cette logique d’amélioration de la tolérance et de la sécurité d’emploi, les laboratoires travaillaient depuis longtemps sur une alternative, l’utilisation d’estrogènes dits naturels, c’est-à-dire qui miment les estrogènes de la femme. »

https://www.doctissimo.fr/sante/news/qlaira-R-la-premiere-pilule-avec-un-estrogene-naturel

LE DIU (dispositif intra-utérin) 

Il existe deux sortes de DIU (aussi connus sous le nom de « stérilets ») :  le DIU hormonal et le DIU en cuivre. Dans les deux cas, le DIU est un dispositif de contraception en forme de T, inséré à l’intérieur de l’utérus. Leur taux d’efficacité est assez élevé allant de 99,1% pour le cuivre à 99,8% pour celui aux hormones.

Le DIU hormonal contient un progestatif relâché à l’intérieur de l’utérus afin d’épaissir la glaire cervicale et amincir la paroi de l’utérus. Le DIU hormonal se pose avec un médecin à l’aide d’une tige d’insertion, et est efficace en général pour une période de 5 ans. De plus, ce dernier a tendance à diminuer la durée et l’abondance des règles voir, chez certaines femmes, faire cesser totalement les règles.

« Ça fait aujourd’hui un an que j’ai mon stérilet hormonal et j’en suis dans l’ensemble très contente. Ses points positifs : j’ai beaucoup moins de migraines, comparé à quand je prenais la pilule, et mon poids s’est également stabilisé. Aussi, le stérilet t’enlève tout ce stress lié à la pilule : plus besoin de renouveler ta pilule aux trois mois ou d’y penser constamment partout où tu vas, bref psychologiquement je suis beaucoup plus sereine. En ce qui concerne les points négatifs, 1 semaine avant mes règles j’ai de fortes douleurs à la poitrine, au bas du dos et du ventre… Mes pertes elles, sont beaucoup moins abondantes mais durent 7 jours contrairement à lorsque je prenais la pilule (elles ne duraient que 3 jours). Sinon mon cycle lui est plutôt régulier ! Par contre la pose du stérilet a été très douloureuse… mais heureusement que ce n’est que tous les 5 ans ! » – @anais.prestavoine

Le DIU en cuivre lui ne contient aucune hormone. Celui-ci est composé de cuivre qui, une fois dans l’utérus, instaure un environnement défavorable à la survie des spermatozoïdes. De plus, il provoque une inflammation de la paroi de l’utérus empêchant ainsi l’ovule de s’y fixer. Selon la marque, sa durée d’efficacité peut varier entre 3 et 10 ans. Et bien que le DIU en cuivre puisse paraître être LA solution idéale pour une femme qui souhaiterait passer à une contraception sans hormones, son utilisation en revanche ne met pas tout le monde d’accord. D’une part il y a ces femmes pour qui il a été la solution miracle à tous leurs problèmes liés aux hormones et qui aujourd’hui, revivent grâce à lui. Et d’autre part il y a celles qui en revanche, en sont traumatisées et ont vécu une véritable « descente aux Enfers » à cause de lui. En recueillant des témoignages sur le sujet je me suis aperçue qu’il y avait de nombreuses réactions possibles selon les femmes et leur corps, et donc c’est pour cette raison que j’ai décidé que je lui consacrerais tout un article retraçant ces expériences, bonnes ou mauvaises, de femmes qui ont pu le tester. Je vous fais suivre deux extraits de quelques-uns de ces longs témoignages que j’ai pu recevoir et que vous retrouverez au complet prochainement !

« La date de renouvellement de mon stérilet approchant, je décide de faire l’essai de ne plus avoir de contraception pour voir comment réagit mon corps. Et là, résurrection ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien que sans contraception… […] Un bonheur de trop courte durée puisque je me retrouve à DEVOIR choisir une nouvelle contraception. […] Conseillée par le gygy, je tente le stérilet au cuivre car sans hormones. Et là, c’est la descente aux Enfers… » – @cincin_ati 

« J’ai enfin trouvé un moyen de contraception qui me convient vraiment alors je trouve ça important que d’autres personnes osent le tester malgré ce que tous les gens disent comme ‘’ le stérilet en cuivre c’est pour les femmes qui sont déjà tombée enceintes ! ‘’ ; ‘’ mais non t’es trop jeune ! ‘’. Mais c’est FAUX, il en existe de toutes les tailles et ne pose ainsi aucun problème pour être posé. » – @angotjulia

INJECTION CONTRACEPTIVE

L’injonction contraceptive ou aussi appelée contraceptive injectable, se fait environ toutes les 12 semaines (4 fois par an) dans le bras ou la fesse et par un médecin. Cette contraception ne contient qu’une seule hormone à savoir la progestérone qui, une fois dans le sang, a pour objectif d’épaissir les glaires cervicales et amincir l’endomètre. Le taux d’efficacité de ce moyen de contraception est estimé entre 97% et 99,7%. L’avantage de l’injection contraceptive est qu’elle ne nécessite aucune pression quotidienne car elle ne demande qu’un rendez-vous chez le médecin tous les trois mois pour ainsi renouveler la piqûre.

Pour cette contraception je n’ai malheureusement pas trouvé de femme pour témoigner et j’ai trouvé peu de vidéos francophones sur Youtube. Je vous mets donc le lien d’une vidéo que j’ai trouvé de Sarah-Louise Walden, une anglaise qui explique bien ce qu’est l’injonction contraceptive. Elle développe sur les différentes sortes d’injections : la plupart nécessitent d’être réalisées par une infirmière et mais d’autres peuvent être administrées par soi-même.

« J’ai trouvé que l’injection était […] simple d’utilisation car si vous avez l’injection avec vous, vous avez juste besoin d’une infirmière pour vous l’administrer. Il s’agit simplement de vous assurer que vous le faites au bon moment. J’ai commencé à prendre ces injections vers 15 ans et mes règles ont été la raison principale qui m’ont fait prendre cette contraception. En effet, cette méthode est supposée arrêter vos règles la plupart du temps, même si ce ne n’est pas toujours le cas pour tout le monde. Si je me suis dirigée vers cette contraception c’est parce que les miennes étaient absolument atroces. Je voulais donc simplement les régulariser et bien sûr profiter des avantages d’avoir une contraception. Et aujourd’hui j’adore le fait de ne plus avoir de règles du tout ! » – @sarahlwalden

Dans sa vidéo, Sarah-Louise rentre plus en détail sur son expérience, les premières injections qu’elle a eues, les symptômes et effets indésirables qu’elle subissait au tout début etc… Je vous invite donc très fortement à regarder sa vidéo si vous êtes à l’aise avec l’anglais, mais si jamais vous ne l’êtes pas et que vous voulez davantage d’informations sur ce qu’elle dit, ne pas hésiter à me contacter sur le site ou sur Instagram et à me poser vos questions auxquels je répondrais du mieux que je peux !

https://www.youtube.com/watch?v=LJMMfsuB-HI

 

Les non-hormonales

LE DIAPHRAGME ET LA CAPE CERVICALE

Qu’est-ce que c’est ?

Ces deux contraceptifs sont deux moyens de contraception réutilisables. Le diaphragme est une coupelle en latex ou en silicone et la cape cervicale un petit dôme en silicone qui épouse la forme du col de l’utérus. Ces deux éléments se placent de la même manière c’est-à-dire qu’ils s’insèrent dans le vagin jusqu’à deux heures avant le rapport sexuel. Pour une meilleure efficacité, il est très fortement conseillé d’utiliser un spermicide en plus et d’en imbiber la cape ou le diaphragme. Que ce soit pour l’un ou pour l’autre, il est nécessaire après le rapport, de le garder pendant 8 heures au minimum n’excédant pas les 24h.

Comment cela fonctionne ? 

Ces deux éléments viennent alors jouer le rôle de barrière en bloquant les spermatozoïdes et en les empêchant d’entrer dans l’utérus. En ce qui concerne le gel contraceptif (spermicide) associé, celui-ci a pour rôle de rendre inactifs ou détruire les spermatozoïdes.

Pourquoi utiliser le diaphragme ou la cape cervicale ? 

Comme expliqué précédemment, ces deux moyens de contraception sont réutilisables et permettent donc d’éviter la consommation de préservatifs féminins ou masculins que l’on jette aussitôt. De plus, ils sont également une alternative aux autres contraceptions hormonales si l’on ne souhaite pas se contraindre aux hormones. C’est également une autre alternative pour les femmes qui ne peuvent pas mettre de stérilet. Enfin en ce qui concerne le diaphragme, ce dernier retient les flux menstruels légers et donc peut être utilisé pendant les règles.

Les risques

Cependant attention, les taux d’efficacité pour le diaphragme et la cape sont plutôt faibles. Pour le diaphragme, il est estimé à 94% s’il est utilisé parfaitement AVEC du spermicide mais dans la vie courante, il avoisine les 88%. En ce qui concerne la cape, pour une utilisation parfaite, celle-ci est efficace à 91% seulement pour les femmes n’ayant pas eu d’enfant contre 74% pour les femmes ayant eu un enfant. Mais en pratique, l’efficacité baisse à 84% et 68%.

« Je trouve que le diaphragme est une alternative naturelle, écologique et féminine très intéressante pour revenir dans sa naturalité et sa féminité originelle ! En effet c’est une contraception naturelle, mécanique et surtout sans hormones qui pourrait véritablement venir remplacer la pilule ou le stérilet, qu’il soit progestatif ou non. De plus il est une alternative écologique puisqu’il permet d’être utilisé pendant 2 ans sans avoir à utiliser et jeter des préservatifs lors de chaque rapport. […]

Le diaphragme et la cape cervicale utilisent le même principe : boucher l’utérus. C’est d’une certaine manière, le même genre de dispositif. Mais si on doit souligner les différences entre les deux, je dirais que le diaphragme est beaucoup plus souple et beaucoup plus simple à mettre en place que la cape qui apparemment est beaucoup plus rigide et beaucoup moins facile à disposer correctement. » @carol_cassone

LE PRÉSERVATIF FÉMININ

Contrairement à la majorité des préservatifs masculins, le préservatif féminin est composé de polyuréthane et non de latex. Sa forme fait penser à celle du préservatif masculin, en plus large. À l’intérieur on retrouve un petit anneau flexible et transparent et sa paroi est recouverte de lubrifiant. Le préservatif féminin est une alternative au préservatif masculin et fonctionne de la même manière c’est-à-dire qu’il empêche le contact entre les fluides corporels en agissant comme une barrière. Toute fécondation entre un spermatozoïde et un ovule est alors empêchée. Ce dernier peut poser avant la relation sexuelle. La partie en polyuréthane s’insère dans le vagin tandis que l’anneau lui se bloque à l’extérieur au niveau des lèvres. Le préservatif féminin est beaucoup moins répandu car d’une part, moins commercialisé (peu commercialisé en France, pas du tout au Canada) et d’autre part, parce que son homologue masculin lui fait beaucoup d’ombre. En ce qui concerne son taux d’efficacité, celui-ci est estimé à 95% avec une utilisation adéquate, mais peut varier et descendre à 79%.

« Globalement le préservatif féminin n’est pas le moyen de contraception que je préfère même si je n’en suis pas non plus insatisfaite. Parmi les points positifs, ce qui est pratique c’est qu’on peut l’appliquer assez longtemps à l’avance. Aussi, ce préservatif permet d’éviter les commentaires des relous du style ‘’ les préservatifs ça me fait débander !’’ Enfin ça permet une contraception qui ne dérègle pas les hormones. En ce qui concerne les points négatifs, le préservatif féminin est moins facile d’utilisation que le masculin et il nécessite d’être très à l’aise avec son vagin pour le poser. On peut difficilement continuer le rapport après éjaculation et ils sont également moins faciles à trouver que les préservatifs masculins habituels. » – Alice

« J’ai trouvé que le préservatif féminin était vraiment pas mal mais avec une odeur un peu particulière du fait que ce ne soit pas du latex. Les gens en général le trouvent un peu chelou mais moi je trouve ça pratique ! Et pour me le procurer j’ai été au planning familial où ils le donnent gratuitement. » – @ankulotte

 

Les naturelles

LA SYMPTOTHERMIE

La symptothermie est une méthode de contraception naturelle qui consiste à déterminer la période de fertilité c’est-à-dire le moment où l’ovule peut être fécondé. Ainsi, il s’agit simplement d’éviter la pénétration vaginale non protégée pendant cette période de temps. Pour déterminer cette période de fertilité, il faut se baser sur trois signes : la température corporelle, les modifications de la glaire cervicale et les caractéristiques du col de l’utérus. Cette méthode de contraception nécessite de prêter davantage attention à son corps, de prendre plus le temps de l’écouter et surtout de bien le comprendre. Enfin, bien qu’ils demandent une bonne maîtrise de soi, un cycle régulier et surtout une bonne compréhension de son corps, si tous ces éléments sont réunis alors le taux d’efficacité de la symptothermie varierait entre 91 et 99%.

Pour cet article je ne rentrerais pas plus en détails (je reviendrais sur cette méthode de contraception plus tard.) En revanche je vous laisse une petite vidéo de Marine ou Prête moi ta veste sur Youtube, dans laquelle elle raconte tout son processus d’arrêt de pilule et explique brièvement ce qu’est la symptothermie et comment elle l’a découvert (à 6mins35). Je me suis énormément inspirée de cette vidéo lorsque j’ai décidé d’arrêter la contraception car je me suis beaucoup retrouvée dans ce qu’elle disait et cette vidéo a réussi à me convaincre qu’arrêter la contraception était bel et bien ce que je voulais.  

https://www.youtube.com/watch?v=kTI79cKqWqE&t=1235s

 

Les définitives 

LA LIGATURE DES TROMPES

La stérilisation féminine ou ligature des trompes, est une intervention chirurgicale qui consiste à bloquer les trompes de Fallope empêchant ainsi l’ovule de se rendre jusqu’à l’utérus. La technique la plus fréquemment utilisée est la ligature des trompes par laparoscopie. Cette intervention se fait sous anesthésie générale afin de pincer puis retirer les trompes de Fallope. Il est important de préciser que la ligature est une méthode permanente de contraception. Sa réversion est une intervention très coûteuse et compliquée qui ne réussit pas toujours. Ainsi, il est crucial de prendre tout le temps nécessaire pour réfléchir avant de la pratiquer, afin d’être sûre de sa décision.

Je ne vais pas rentrer davantage dans les détails car il s’agit ici d’une méthode de contraception définitive. En revanche il reste important d’en parler malgré tout car lorsque l’on sait que l’on ne veut pas ou plus avoir d’enfants, peut-être que cette possibilité est une bonne alternative plutôt que de continuer à se contraindre à une autre contraception toute sa vie !

« Tout d’abord, il faut que tu saches qu’en effet, les médecins ont du mal à autoriser cette opération. Moi j’ai pris cette décision à 30 ans, mon médecin de famille me l’a accordée et c’est ensuite mon gynécologue qui a réalisé l’opération. La raison pour laquelle les médecins sont réticents, c’est justement parce qu’ils ont peur qu’on le regrette. Ils te diront toujours que c’est irréversible, mais la vérité c’est que ça l’est. Mais c’est sûr qu’on ne peut pas nous garantir que notre système de reproduction fonctionnera correctement après des années de ligature. En ce qui concerne mon expérience avec la ligature des trompes et ce que cette opération m’a apporté, en un mot je dirais : LA LIBERTÉ. Alors oui dans la vie il n’y a pas que la grossesse, il y a aussi les maladies et IST, mais au moins c’est clairement un gros stress en moins. Et aujourd’hui je ne regrette absolument pas, au contraire je me sens beaucoup plus libre ! » – Kim

L’IMPLANT ESSURE

L’Implant Essure est une méthode de contraception définitive peu répandue et aujourd’hui interdite. Cette méthode de contraception consiste à introduire un micro-implant (petit ressort) dans les trompes de Fallope directement par les voies naturelles. Cet implant mesure 4cm et est constitué d’une tige métallique autour de laquelle se trouve une petite spire métallique. Au bout de quelques semaines, une réaction naturelle se produit autour du micro-implant qui vient alors boucher les trompes. L’accès à l’ovule est donc bloqué aux spermatozoïdes et l’ovulation est impossible. Cependant ce moyen de contraception a provoqué chez de nombreuses femmes de gros effets indésirables. Selon l’ANSM (l’agence nationale de sécurité du médicament), 1087 femmes ont été confrontées en France à différents problèmes entre 2003 et 2017. Problèmes pelviens, grosses douleurs de ventre, saignements, cette contraception a rendu la vie impossible à beaucoup de femmes

J’ai entendu parler de cette contraception avec Caroline, une amie de ma mère qui m’a partagé son expérience. Une expérience qui lui a gâché la vie pendant 8ans et qui m’a extrêmement choquée. Je n’avais jamais entendu parler de cette contraception et encore moins de ce qu’elle avait pu engendrer chez certaines femmes. Beaucoup d’autres souffrent de grosses douleurs similaires sans même savoir qu’elles proviennent de l’implant. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, de nombreuses femmes font en sorte de rendre ça le plus public possible afin que cette information puisse être transmise. Je compte réaliser un plus grand article afin de vous raconter d’une part, l’histoire de Caroline, mais d’autre part afin d’expliquer davantage les raisons qui font que cet implant provoque de si gros effets indésirables.

« […] J’étais empoisonnée petit à petit par ces implants avec de grosses douleurs de fibromyalgie… Cela faisait 8 ans que je souffrais de fibromyalgie simplement par empoisonnement aux métaux lourds de cet implant. […] On est des milliers de femmes dans ce cas malheureusement. Moi j’ai su que mes douleurs étaient dues à cet implant par l’intermédiaire d’une voisine qui avait les mêmes symptômes que moi et qui avait elle aussi cette contraception. » – @jonaco3

« […] J’ai entendu parler des effets indésirables quand j’ai commencé à avoir des douleurs au niveau des ovaires environ 3 ans après la pose. C’est à ce moment-là que mon médecin m’a annoncé qu’ils avaient en effet arrêté de les proposer. J’ai donc passé plusieurs examens assez douloureux mais qui ont fait ressortir que l’implant avait migré vers les trompes… » – Géraldine

MON PETIT MOT DE LA FIN

Comme précisé plus haut, chaque femme est UNIQUE et donc chacun de ces témoignages concerne leur expérience personnelle principalement. Ce qu’il est important de retenir ici c’est qu’il existe de nombreuses méthodes de contraception avec chacune, des propriétés différentes. Nous réagissons toutes différemment en fonction du type de contraception car ce sont nos corps qui décident de s’y adapter ou non. Il n’existe pas une seule et unique réponse pour chacun de ces moyens. Ce qu’il est important de faire c’est d’apprendre à l’écouter et ne pas trop lui en demander. C’est tout à fait normal de passer par plusieurs essais avant de trouver ce qui nous convient le mieux et il ne faut justement pas hésiter à être un peu curieuses avant d’enfin trouver la contraception qui nous convient !

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2 Commentaires

  1. […] de la rédaction de mon article sur les différentes contraceptions féminines, j’ai eu l’occasion d’échanger avec de nombreuses femmes qui n’ont pas […]

  2. […] ce qui signifierait bye bye les contraceptions féminines (on rappelle qu’il en + existe une dizaine différentes ) et bonjour le RISUG ou le Vasalgel. Auquel cas, nos petits laboratoires seraient probablement […]

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